Inertie thermique
L’inertie thermique est un facteur de confort pour les habitants. En particulier, un bâtiment inerte permet de supporter des chaleurs importantes pendant la journée en été, pourvu que les nuits restent suffisamment fraîches.
La planète Terre possède une inertie thermique, qui fait que les températures sont plus élevées au début août qu’à la fin juin, alors que les apports de chaleur du soleil sont pourtant plus réduits (les jours étant moins longs). Le décalage entre la chaleur issue du soleil et les températures de l’atmosphère est en gros de un mois.
Pour un bâtiment, le même phénomène se produit : les variations de températures extérieures se répercutent à l’intérieur de manière "retardée", et "lissée". Si la température extérieure chute brusquement de quelques degrés, l’effet ne sera ressenti à l’intérieur d’un bâtiment souvent que quelques heures plus tard, et la chute de température intérieure sera plus progressive.
L’inertie thermique d’un bâtiment dépend essentiellement des matériaux utilisés dans sa construction et de leur dimensionnement. Des murs épais en briques ou parpaings contribuent à augmenter l’inertie. Les constructions en pisé ou terre crue ont l’avantage à la fois d’une bonne isolation et d’une forte inertie, en raison de la "respiration" naturelle de ce matériau. L’inertie dépend aussi de la manière dont les matériaux sont agencés. Par exemple, un matériau isolant comme le polystyrène ne contribue pas à augmenter l’inertie d’un bâtiment s’il est utilisé en isolation intérieure, mais apporte de l’inertie lorsqu’il est en isolation extérieure.
Les bâtiments inertes sont plus confortables, et demandent généralement moins d’énergie de chauffage ou de climatisation. L’inertie est un facteur d’économie important dans les régions ou le contraste de température jour-nuit est important. Il est possible d’augmenter l’inertie thermique d’un bâtiment existant par des techniques éventuellement simples et peu coûteuses.